Par Julie Perroud et Marine Siegenthaler

Propos d’avant-spectacle : [27 janvier 2026]
Et si le monstre, c’était nous ?
Du 27 février au 22 mars prochain, les rideaux du théâtre des Osses se lèveront pour laisser place au spectacle, La Nuit des vilains. Comme annoncé sur le site du théâtre des Osses, cette pièce invite à redéfinir la démarcation délicate entre le bien et le mal et interroge pourquoi nous sommes tant fascinés par ces « méchants ».
Inspiré par l’univers de William Shakespeare, ce texte a été écrit par les auteurs Robert Sandoz et Sylviane Tille. Ayant déjà réalisé quelques projets ensemble, ils ont l’habitude de collaborer : elle écrit la trame, puis il intervient dans le but de renforcer la configuration de l’énoncé.
Sylviane Tille s’est également occupée de réaliser la mise en scène de ce projet. Elle nous narre l’histoire d’un jeune garçon que les figures issues de l’univers du dramaturge anglais viennent visiter au cœur de la nuit… Aucun autre indice sur l’histoire n’a encore été divulgué. Ce spectacle sera interprété par la compagnie fribourgeoise, L’Efrangeté, célèbre pour son goût du déconcertant, ce spectacle promet donc d’être surprenant.
Chez Shakespeare, les méchants sont souvent bien plus que de simples symboles du mal. En effet, ils reflètent des aspects obscurs de l’être humain tels que la trahison, la soif de pouvoir ou encore la cruauté. Ceux-ci nous renvoient à nos propres travers. Ces thématiques ont déjà été mises en image dans Richard III, Lady Macbeth, Claudius et Othello, de célèbres méchants. Dans cette pièce, Sylviane Tille s’inspire de ce concept. Elle cherche à nous confronter à nos propres faiblesses. Elle invite également le spectateur à réfléchir sur sa médiocrité.Une question peut se poser : qui sera le véritable méchant, ces caricatures stéréotypées venant de notre imagination ou bien nous-mêmes ?
Les auteurs promettent un spectacle effrayant, capable de faire frissonner les spectateurs les plus coriaces. En plus de la peur, Sylviane et Robert espèrent également une salle animée par des rires.
Nos attentes sont multiples. Nous espérons un spectacle capable de bouleverser nos émotions, oscillant entre le rire et la peur. De plus, William Shakespeare est un auteur qui a traversé les siècles et franchi les frontières. Cela avive notre curiosité quant à l’influence de ses œuvres dans cette pièce. Retrouverons-nous sur les scènes fribourgeoises le style propre à ce grand dramaturge anglophone?
Dans tous les cas, tout semble réuni pour une soirée théâtrale hors du commun. Reste cette question : le spectateur rira-t-il de ces vilains … ou de lui-même ?