Aller sans savoir où

Par Antoine Auer et Candice Crausaz

Errance aux Osses

Au théâtre des Osses à Fribourg se déroulera du 23 avril au 10 mai le spectacle “Aller sans savoir où”, performance à laquelle nous allons assister.

François Gremaud est comédien et metteur en scène. Le théâtre est au centre de sa carrière et il a notamment été nommé lauréat des Prix suisses de théâtre en 2019. C’est aussi lui qui mit en scène Phèdre ! autour de l’œuvre éponyme de Racine en 2017. Pour Aller sans savoir où, François Gremaud récite, seul sur scène, un monologue sur une manière d’écrire un spectacle. Cette performance est annoncée comme un mélange de conférence, pièce de théâtre et stand-up, mené par l’humour et la joie. Le comédien y interroge le sens de la création artistique pour apporter une approche plus intuitive et ouverte du théâtre.

Nous nous réjouissons de découvrir ce spectacle qui promet d’être haut en couleur. Nous pensons que les thèmes à aborder seront des thèmes divertissants et dont on peut dire beaucoup de choses. Cependant, si nous ne crochons pas à l’humour utilisé par le comédien ou si nous ne comprenons pas les thèmes, il est possible que la performance devienne longue ou trop compliquée à comprendre. Nous nous demandons aussi comment la scène sera utilisée et si le comédien arrivera à capter un public de tous âges. Dans tous les cas, nous sommes sûrs que l’expérience que nous vivrons dans quelques semaines sera pleine de surprise et d’éléments intéressants.

Nous ne savons pas non plus où nous allons avec ce spectacle, mais nous nous réjouissons de découvrir Aller sans savoir où au théâtre des Osses, et nous espérons que vous aussi.

514 mots

La phrase qui introduit ce spectacle sur le processus de création de François Gremaud, qu’il va étaler comme toutes les autres qu’il a construites, est donc le premier pas, qu’il mime, pour lancer les spectateurs dans une broussaille d’idées; nous en sommes sortis émerveillés, avec nombre de questions sur la vie, telles que « Comment est-ce que je fonctionne quand je pense ? » ou « Est-ce que moi aussi je combine mes idées comme lui ? »; toutefois la quantité et la vitesse des informations données au fil de la pièce fatiguent un petit peu l’esprit et nous avons l’impression que le monde paraît plus calme quand nous sortons du théâtre.

Une deuxième phrase va expliquer tout ce qu’il va lister durant l’entier du spectacle, mais elle va aussi créer un espace sur scène, scène qui est au plus simple : blanche au sol avec des murs noirs, sans lever de rideaux.

L’intérêt du spectacle se porte uniquement sur ses paroles et notre imagination qu’il stimule en plaçant nombre d’idées, d’objets, de concepts, comme la joie ou le débarras des mauvaises idées, ou de célébrités ou figures historiques qui ont un lien ou non avec la trame, des gens qui l’inspirent, des proches, des citations, qui commencent à remplir au fur et à mesure du spectacle toute la scène car les phrases qu’il a écrites entre octobre deux mille vingt et mars deux mille vingt et un résonnent dans le théâtre avec les mimes qu’il apporte, la temporalité en devient relative puisqu’il nous parle depuis cette période tout en nous incluant au présent, ce qui peut donner un peu le tournis de comprendre à qui et à partir de quelle période il parle.

Dans cette quatrième phrase, écrite le onze mai deux mille vingt-six, nous pouvons vous exprimer combien nous nous émerveillons de la façon dont François Gremaud montre comment les idées peuvent être mélangées, mixées, combinées afin d’ en faire de nouvelles, même avec les mauvaises, qui peuvent aussi en donner de bonnes; mais celles qui sont vraiment trop médiocres finissent dans le débarras à idées.

Le quatorze mai deux mille vingt-six, nous écrivons cette cinquième phrase pour expliquer les éléments qu’il a ajoutés à sa présence sur la scène, soit, en plus de sa bonne humeur et de son humour, une perruque et de la musique, avec lesquelles il va jouer pendant la pièce, rajoutant un rythme plaisant qui nous plonge dans son histoire, nous montrant toute la créativité que nous pouvons utiliser dans notre quotidien.

Finalement, on peut dire que ce spectacle nous a grandement inspirés, nous a montré que les idées qui naissent dans nos têtes sont toujours à exploiter, et nous a donné l’envie de faire comme lui, en écrivant de très longues phrases pour vous décrire ce que nous avons ressenti, et avec cette septième et dernière phrase, nous espérons que vous avez pu vous plonger un moment dans l’univers extraordinaire de François Gremaud, univers que nous avons découvert pendant une heure quarante-cinq, ou deux cent quinze phrases, au théâtre des Osses.